Le mercredi 4 avril s’est tenue à Marseille une deuxième réunion de Démocratie 2012 sur « L’innovation sociale ». 12 militants associatifs étaient réunis avec Wenceslas Baudrillart pour échanger leurs expériences et dire leurs attentes prioritaires à l’égard de François Hollande. Lieu de vie pour SDF, institut de beauté solidaire, atelier de bande dessinée, autres finalités associatives : ces expériences singulières entraient en résonance avec la vision politique de Fatima Orsatelli, conseillère régionale déléguée à la politique de la ville. Une constante dans leurs démarches : considérer qu’ils n’ont pas à apporter de réponse, en particulier institutionnelle, toute faite à ceux qui sont en difficulté mais à les aider à trouver par eux-mêmes cette solution, « leur » solution, en les aidant à aller au bout de leur questionnement. Évidemment ça ne simplifie pas le dialogue avec responsables politiques et administratifs qui veulent puiser dans la « trousse à outils »de l’existant. La demande instante de ces militants associatifs au candidat et, espèrent-ils, futur président socialiste : inventer un statut intermédiaire entre l’emploi et l’inactivité pour faire leur place à toutes ces démarches innovantes, souvent hésitantes et qui doivent bénéficier de temps pour trouver leur rythme de croisière. Ce que Roland Magnaudet appelle un « statut des activités d’entraide » irait dans cette bonne direction, statut qui a d’ailleurs un précédent avec le régime de « l’entraide agricole » dont on pourrait s’inspirer. Au-delà les participants ont beaucoup évoqué la création d’un véritable « droit à l’expérimentation » qui permettrait la naissance de nouvelles formes d’activité, de nouvelles formes de rapports sociaux qui ne soient pas immédiatement figées, donc privées de leur pouvoir innovant, dans les statuts préexistants.

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