D12 a organisé son dernier dîner-débat « Chez Françoise », le 9 mars avec François Asselin président de la CGPME, en présence de représentants des média.
Comme à l’accoutumé, une quarantaine de membres de D12, de Paris et de province participaient à ce dîner-débat qui tombait très bien au regard de l’actualité sur l’avant projet de loi El Khomri.

En introduction, Jean-Marie Cambacérès a précisé que D12 soutenait cet avant-projet de loi, même s’il lui semblait, qu’il faille revoir deux ou trois des mesures prévues un peu trop hâtivement et sans toute la concertation nécessaire.
Il fit ensuite une brève analyse de la situation politique et donna quelques informations sur les actions de D12. Il a rappelé que les choses ne s’étaient pas arrangées sur le plan politique depuis quelques semaines avec notamment l’article de Martine Aubry dans Le Monde puis toutes les polémiques autour de l’avant projet de loi El Khomri. Cette diatribe globale du 24 février de Martine Aubry, signé avec Daniel Cohn-Bendit soutien d’Alain Juppé, contre toute l’activité du Président de la République et du Gouvernement et sur tous les sujets, est indigne et suicidaire. Elle est sensée bien sûr « aider le Président à bien terminer son mandat », et n’aura pourtant comme seul résultat, dans le tripartisme où nous sommes, de contribuer à faire éliminer le candidat de la Gauche dès le premier tour de l’élection présidentielle de mai 2017. Pourtant Jean-Marie Cambacérès rappela que les élections départementales puis les élections régionales avaient montré qu’il n’y avait pas d’alternative politique en France pour une soit disant « gauche de la gauche ».
Quand à toutes les polémiques, manifestations et pétitions contre la loi El Khomri, Jean-Marie Cambacérès résuma le sentiment général dans une formule triviale : « Il suffit que le Président parte une semaine à Tahiti et en Amérique Latine pour que ce soit le bordel en son absence ».
Tout cela est dommage alors que la politique du Gouvernement en faveur de la compétitivité (CICE, Pacte de responsabilité) commence à porter ses fruits : avec une réduction du déficit commercial de la France (45milliards d’euros en 2015 au lieu de 70 milliards en 2012) et une reprise des créations d’emplois en 2015 (plus de 100000 dont plus de 80000 dans le secteur marchand semble-t-il) et que tout cela va être renforcé par la « prime à l’embauche », qui a beaucoup de succès.

Avant de laisser la parole à François Asselin, il rappela toutes les activités de D12 depuis janvier et annonça les suivantes : notamment le lancement d’une votation de « démocratie participative organisée » par internet sur 30 propositions de D12 extraites du livret « Pour un Nouvel Elan », avec chaque semaine un débat plus poussé sur deux ou trois de ces propositions.

Après avoir présenté et remercié François Asselin de sa présence, il lui laissa la parole.

Ce dernier rappela qu’il était chef-d’entreprise, à la tête d’une PME familiale d’ébénisterie et menuiserie spécialisée dans la restauration des monuments historiques implantée dans les Deux-Sèvres. Son entreprise s’est faite connaître en participant à la construction de l’Hermione, la réplique du bateau de La Fayette, mais a aussi réalisé de très beaux chantiers aux Invalides, à la Villa Médicis à Rome et sur les centaines de fenêtres du Château de Versailles. Son entreprise a une filiale à La Réunion et une autre aux USA.

Il précisa qu’à la tête de la CGPME, il voulait orienter son action autour de trois axes : encourager la prise de risques, valoriser la valeur travail et agir pour plus de liberté dans le domaine économique. Il rappela aussi que trop souvent les responsables politiques ne connaissaient pas bien la réalité du tissus économique des TPE-PME, et que trop souvent les mesures envisagées, projets de lois ou négociations entre partenaires sociaux, concernaient plus les grands groupes que la réalité des PME.
En ce qui concerne l’avant projet de loi El Khomri, François Asselin informa D12 qu’il avait rencontré le Premier ministre en début de semaine. Au stade actuel, la CGPME soutenait l’avant-projet, mais François Asselin ne cacha pas sa crainte qu’après les manifestations et les nouvelles discussions en cours, le texte subisse des modifications et que le projet de loi qui sera adopté en Conseil des ministres le 24 mars ne corresponde plus aux souhaits de la CGPME.

François Asselin répondit ensuite à de très nombreuses questions de participants.
En fin de débat, Jean-Marie Cambacérès remercia François Asselin et lui fit remarquer que globalement la salle avait été en accord avec plusieurs de ses affirmations et en tout cas tout le monde avait été heureux d’entendre un praticien très au fait des réalités concrètes de la plus grande majorité des entreprises françaises.

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