Chaque jour, depuis qu’il est entré en campagne, Nicolas Sarkozy nous abreuve de nouvelles mesures, lesquelles jure-t-il, la main sur le coeur vont régler tous les problèmes de la France.

Il omet de dire qu’elles viennent s’ajouter aux dizaines d’autres qu’il proposait aux français lors de la campagne de 2007.

Des promesses pour la plupart oubliées, et lorsqu’elles ne l’ont pas été, totalement inefficaces.

Démocratie 2012 a souhaité lui rafraîchir la mémoire ….

Ce document, établi sous forme de glossaire, ne se veut en aucune façon exhaustif, loin de là.

Compiler méthodiquement l’avalanche de promesses faites et non tenues durant ce quinquennat n’aurait rien apporté de plus à cet exercice mémoriel de Démocratie 2012.

Ainsi, volontairement, certains sujets ne sont pas ou peu abordés car déjà largement commentés ou dénoncés par ailleurs.

Notamment ceux relatifs aux errements de notre diplomatie, aux voltes faces en matière d’ écologie et de développement durable, à la non moralisation des rémunérations de certains dirigeants, à l’existence même des paradis fiscaux pourtant annoncée comme définitivement révolue.

Pas plus que ne sont vraiment abordées les promesses relatives à l’emploi et au pouvoir d’achat dont la défense relevait pourtant d’engagements solennels devant les Français.

Il y aurait tant à dénoncer dans tous ces domaines !

1 Allocations familiales
« J’aiderai les familles qui ont des difficultés à assumer leur mission éducative et responsabiliserai celles qui y renoncent par la mise sous tutelle des allocations familiales. J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant ».Source

Mon Projet

Il n’y a toujours pas d’allocation familiale pour le premier enfant.

2 Associations
« Je donnerai des avantages concrets à ceux qui donnent de leur temps à la société dans les associations.Je veux transmettre la valeur de l’engagement et pour cela valoriser le bénévolat, un bénévolat régulier, qui n’est pas synonyme d’incompétence ou d’amateurisme. Je propose qu’une année de bénévolat dans une association ou dans un club donne droit à un stage de formation gratuit ; que 20 heures de bénévolat effectuées régulièrement chaque mois donne droit à 10% de points en plus aux examens ; que 10 ans de bénévolat donne droit à une année de cotisations de retraite. Je veux que la société valorise ceux qui se dévouent pour elle et sanctionne ceux qui ne respectent ni la loi, ni les autres, ni eux-mêmes.

Le bénévolat est une vraie richesse pour nos quartiers. Je veux le valoriser en créant un livret d’épargne civique qui donnera aux bénévoles des avantages concrets: stages de formation gratuits, points supplémentaires aux examens, cotisation pour la retraite. Mais le recours au bénévolat ne remplace pas la présence de professionnels : on ne s’improvise pas éducateur ou aide-maternelle.

Je propose, dans chaque quartier, un responsable de la politique de la ville qui aura à orienter les crédits vers les associations qui ont le plus besoin de salariés qualifiés ».

Sources

Mon Projet

Discours Nantes (15/03/07)

Le Parisien version électronique (23/03/07)

Depuis 2007, aucun de ces engagements n’a eu le moindre début de réalisation : pas de stage de formation gratuit, pas de points supplémentaires aux examens (heureusement !), pas de bonifications des annuités de retraite, pas de livret d’épargne civique et pas de responsable de la politique de la ville par quartiers sensibles.

3 Assurance maladie
« Nous allons dépenser plus en matière de santé en raison de l’allongement de la durée de la vie, du progrès thérapeutique, des exigences croissantes et légitimes de nos concitoyens.Aussi faut-il dépenser mieux et créer les recettes nécessaires au financement des dépenses. Il faut d’abord s’attaquer aux abus, aux fraudes et aux gaspillages. Evalués entre 7 et 15 milliards d’euros, ils représentent plus que le déficit de l’assurance maladie. J’engagerai ensuite une plus forte politique de prévention, car elle est porteuse d’économies sur le long terme. Je souhaite créer une franchise raisonnable et juste afin de responsabiliser les patients. Je pense en outre que cela restaurera une conception moins consumériste de la santé. S’agissant des recettes, fondamentalement, la solution est évidemment le plein emploi. C’est parce que nous n’avons pas le plein emploi que nous avons des déficits sociaux ».Source

Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)

Aucune mesure particulière contre la fraude des employeurs, qui représente 90% de la fraude sociale, n’a été prise. Des mini-franchises ont été placées en d’innombrables endroits dans le système de remboursement. Compte-tenu de son outillage informatique obsolète, l’assurance-maladie se trouve aujourd’hui en situation de devoir réclamer aux assurés sociaux 750 millions de trop-perçu. Quant au plein emploi, on en est, toutes catégories confondues, à 1.200.000 chômeurs de plus.

4 Banlieue
« Il faut d’abord rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes. Ce travail demande de la maîtrise de soi, mais aussi de la résolution et du courage. C’est facile de revendiquer le calme dans les banlieues, mais cela dissimule souvent une loi du silence, de la peur, des trafics, de l’extrémisme. Il faut ensuite maîtriser l’immigration. Il faut enfin rétablir de l’activité. Les parents doivent avoir un emploi, les enfants doivent suivre une formation. Les quartiers ne demandent pas une situation à part. Ils demandent à devenir des quartiers comme les autres.Les vrais drames de la banlieue sont ceux du quotidien. L’école qui devient un ghetto, le chômage dont on ne sort pas, les jeunes filles qui ne peuvent vivre librement, les incivilités qui empoisonnent la vie, la drogue qui devient source de l’économie. Je veux que la République se réapproprie les quartiers. Je poursuivrai le démantèlement des bandes organisées. Je conduirai un plan d’urgence pour l’éducation qui divisera par deux le nombre d’élèves des établissements les plus en difficulté. Services publics, transports en commun, commerces de proximité seront réinstallés dans les quartiers. Je permettrai aux habitants du parc HLM de racheter leur logement afin de se réapproprier la vie de leur quartier.

Si je suis élu je mettrai en œuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos

quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi.

Depuis vingt-cinq ans, on a dépensé des milliards dans les quartiers difficiles, mais la situation n’a cessé de s’aggraver. Il faut changer de politique, changer de méthodes. Il faut d’abord rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes.

Je consacrerai beaucoup d’argent aux banlieues, dans l’éducation, la formation, la rénovation urbaine, les services publics, les transports, l’activité économique. Je n’accepte pas qu’on se soit résigné à laisser se développer tant de ghettos scolaires et urbains. Je n’accepte pas que toute une partie de nos

enfants soit discriminée à cause de la couleur de leur peau ou de leur origine sociale. Ceux qui font des efforts recevront les meilleures conditions de travail et d’éducation.

Nous susciterons des vocations pour le service public, qui sera un levier de promotion sociale pour les jeunes issus des quartiers. Mais je ne laisserai aucun jeune dans l’oisiveté.

Chacun devra avoir un emploi ou suivre une formation qualifiante.

Ce que Jean Vilar voulait faire avec le TNP et ce que Malraux voulait faire avec les maisons de la culture, je voudrais que nous le fassions dans les banlieues. Je voudrais que dans les quartiers comme dans les collèges, les lycées comme dans les universités, il y ait des lieux de rencontre avec les artistes, de pratique artistique, de création. Je voudrais que toutes les institutions culturelles soient impliquées dans cette démarche. Je souhaite que cette démarche soit soutenue et encouragée par l’Etat, et contractualisées avec les villes, les départements et les régions ».

 

Sources

Mon Projet

Le Parisien (23/03/07)

Discours Zénith (18/03/07)

Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Alors là, nous atteignons des sommets ! En fait de Plan Marshall, on a vu Madame Fadela Amara complètement marginalisée avant de se faire expulser sans gloire du gouvernement.

Les bandes existent toujours, les trafics de drogue sont toujours aussi vigoureux, les violences aux personnes n’ont cessé d’augmenter. Et les violences ou discriminations policières envers les jeunes d’origine immigrée n’ont cessé d’être couvertes depuis le plus haut sommet de la hiérarchie, le Ministre de l’Intérieur en personne se faisant condamner pour injure raciale.

Les formations qualifiantes pour les jeunes de banlieue sont restées exactement dans l’état où le candidat sortant les a trouvé, après 5 ans de gouvernement Raffarin/Villepin.

Quant aux institutions culturelles, et en particulier celles orientées vers les banlieues, elles ont vu un Etat de plus en plus absent.

5 Beau-parent
« Je veux reconnaître la réalité des liens affectifs qui peuvent se créer entre un enfant et le conjoint de son parent biologique, par la création d’un statut du beau-parent. Ce statut permettra de reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent dans le désintéressement, la générosité, la tendresse, des enfants qui ne sont pas les leurs. (…) Ce statut sera applicable aux couples de même sexe, mais aussi aux familles recomposées ».Source

Discours Nantes (15/03/07)

Tous les 6 mois, le thème ressort. Il y a eu un moment d’espoir avec le rapport de M. Léonetti mais sa nomination à des fonctions ministérielles n’a pas ravivé sa propre mémoire.

6 Caution
« Je faciliterai la location en supprimant l’obligation de caution et de dépôt de garantie. En contrepartie, les propriétaires seront protégés contre les risques d’impayés de loyers. Je réformerai l’hébergement d’urgence, pour qu’il soit digne et permette la réinsertion. L’Etat doit mettre sa signature au service de celui qui n’a pas de caution – je suis pour un service public de caution ».Il n’y a pas eu, bien évidemment, de création d’un service public de la caution.

Ni l’obligation de caution ni l’obligation de garantie n’ont été remises en cause.

7 Charges sociales
« Je conditionnerai les allègements de charges aux entreprises à la politique salariale de ces mêmesentreprises (…).Je ne donnerai pas les mêmes allègements de charges aux entreprises qui augmentent les salaires et à celles qui ne les augmentent pas ».

 

Source

Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Paroles, paroles ! Il n’y a pas eu le moindre lien d’établi entre l’allègement des charges et la politique salariale des entreprises.

8 Charte du dialogue social
« Je souhaite que les cinq prochaines années soient celles d’une revitalisation profonde du dialogue social, parce que je suis convaincu que le temps de la démocratie sociale n’est pas un temps perdu, mais peut être du temps gagné si tout le monde joue le jeu. Je souhaite pour cette raison qu’une Charte du dialogue social, inscrite dans une loi organique, prévoit qu’avant toute réforme intervenant en matière de droit du travail, droit syndical, retraites, assurance-chômage, accidents du travail et formation professionnelle, le gouvernement laisse obligatoirement sa chance à la négociation entre les partenaires sociaux ».Source

Réponses CGPME

La loi du 31 janvier 2007 prévoit effectivement que le gouvernement doit demander aux partenaires sociaux de négocier entre eux, avant tout projet de loi sur les relations sociales.

Mais si les partenaires sociaux ne peuvent ou ne veulent pas s’accorder, le gouvernement présente alors son propre projet initialement conçu. Et plus perfide encore, au lieu de présenter le projet de loi qui devrait être soumis aux instances consultatives et au Conseil d’Etat, il peut présenter une proposition de loi par un parlementaire de sa majorité. Ainsi la loi est contournée.

9 Compte individuel d’épargne de formation
« Pour garantir l’égalité des chances et permettre à chacun de s’adapter aux évolutions de l’économie, nous créerons un compte individuel d’épargne de formation, afin que chacun puisse, à tout moment de sa carrière, suivre une formation vraiment qualifiante lui permettant de changer de métier, de secteur ou d’atteindre une qualification supérieure ».Source

Mon projet

Ce projet intelligent n’a évidemment pas reçu le plus petit début d’application. On en est resté au bon vieux « droit au congé individuel à la formation ».

10 Contrat de travail unique
« Pour les futures embauches, nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à durée indéterminée pour tous ».Source

Mon projet

La seule chose que l’on ait vu, c’est l’explosion des missions d’intérim, des CDD et des stages.

11 Crédit hypothécaire
« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’État intervienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants ».

Source

Interview Revue Banque (avril 2007)

Là, nous sommes face à un morceau choisi d’anthologie dont le candidat sortant déteste qu’on le lui rappelle. Il ne demandait pas moins que l’institution du crédit hypothécaire rechargeable, exactement identique au système qui a conduit à la crise des « subprimes » aux Etats-Unis et a permis aux banques US de saisir des millions de logements et d’en expulser les propriétaires, ruinés par la hausse vertigineuse des taux d’intérêt de leurs emprunts. Tout cela avec la bénédiction des agences de notation qui ont dégradé la France de la dette sarkozienne !

12 Egalité des chances
« Je prends l’engagement si je suis élu de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements et de développer dans toutes les disciplines des cursus qui permettent d’accéder à l’enseignement supérieur sans le bac, comme c’est déjà le cas avec la capacité en droit ou avec le Conservatoire National des Arts et Métiers. 

Je veux que toute personne qui n’a pas pu faire les études de son choix puisse les entreprendre plus tard ».

 

Sources

Discours Maisons-Alfort (02/02/07)

Discours Nantes (15/03/07)

Il y a aujourd’hui des écoles de la seconde chance dans seulement 51 départements (y compris les DOM), soit 1 sur 2.
Aucune action marquante nouvelle n’a été engagée pour les accès à l’enseignement supérieur sans le bac.

13 Egalité professionnelle
« Depuis qu’en 1944, le général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. Je leur dis là encore comme je le pense :malgré la loi sur la parité, malgré la loi sur l’égalité professionnelle, les femmes ne sont pas encore des citoyennes à part entière dans notre République. Je veux un État exemplaire en matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et on est encore bien loin du compte. Je veux que dans les conseils d’administration des entreprises publiques il y ait au moins 50% de femmes. Je veux que le principe de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique aussi aux représentants du personnel dans les entreprises ».Source

Discours Périgueux (12/10/06)

Il a fallu attendre janvier 2011 pour qu’une loi soit enfin adoptée. Elle prévoit 6 années de délai pour atteindre le seuil de 40% de femmes.

Le gouvernement Fillon en donne, quant à lui, un exemple édifiant : 32 membres, 8 femmes dont seulement 2 ministres de plein exercice. Les 6 autres sont « ministres auprès de.. » ou « secrétaires d’Etat ».

14 Egalité salariale
« Un homme gagne 15% de plus qu’une femme. C’est scandaleux. Pour régler le problème, je veux organiser, dès l’été 2007, une conférence sociale réunissant le patronat et les syndicats de salariés. Je veux faire un diagnostic des inégalités, branche par branche. Les entreprises où il y a des inégalités auront deux ans pour régulariser la situation. Celles qui n’aligneront pas les salaires auront affaire à l’inspection du travail. Elles seront donc sanctionnées financièrement et pénalement si nécessaire. Le principe de l’égalité est un principe sacré.Dès le mois de juin, je réunirai une conférence avec les partenaires sociaux afin que l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes soit totale d’ici 2010. Les femmes subissent plus que les hommes les salaires trop bas, le travail précaire, le sous-emploi, l’absence de formation ».

 

Sources

Interview Femme Actuelle (26/03/07)

Mon Projet

Il a fallu également attendre le 1er janvier 2012 pour que les entreprises aient à signer un accord ou à adopter un plan d’action pour l’égalité hommes/femmes. Sur le simple problème de l’égalité salariale, les statistiques de l’Insee et du Ministère du Travail n’enregistrent aucun progrès sur la période.

15 Electorat de gauche
« Je me dois d’être à l’écoute de l’électorat de gauche quand il est à ce point trahi et abandonné dans ses valeurs par les actuels dirigeants socialistes ».Source

Interview Le Monde (23/01/07)

De l’inénarrable avion « Air Sarko One », digne d’un émir moyen oriental avec son luxe tapageur, en passant par les innombrables déjeuners à l’Hotel Bristol pendant que les cuisiniers de l’Elysée se morfondent, tout le monde a pu apprécier l’étendue des valeurs de N. Sarkozy. Et si on y rajoute les dossiers de Karachi, Takieddine, Djourhi, la visite de Kadhafi à l’Elysée, la présence d’Assad aux cérémonies du 14 juillet, l’appel anti-Rom, l’exacerbation du racisme et de la xénophobie, l’électorat de gauche sait à quoi s’en tenir avec les valeurs du président sortant.

16 Franchise Santé
« La logique de ma proposition est la responsabilisation de tous sur l’ensemble des soins. Aujourd’hui, les seules personnes responsabilisées sur leur consommation de soins sont les 10% de Français qui n’ont pas de couverture complémentaire parce qu’ils sont souvent juste au-dessus des seuils d’attribution de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire. Avec la franchise que je propose, qui n’est pas une franchise à l’acte mais une franchise annuelle, chacun sera amené à contribuer personnellement, mais de façon modeste, à sa propre consommation. Cela me paraît être la moindre des choses pour un bien aussi essentiel que la santé. Cette franchise ne sera remboursée ni par les régimes obligatoires, ni par les organismes complémentaires. Elle sera en revanche plafonnée annuellement et un nombre limité de personnes, par exemple les enfants et les titulaires du minimum vieillesse, pourront en être exonérées. Cette franchise se substituera au 1 € forfaitaire et aux augmentations régulières de ticket modérateur ».Source

Interview Panorama du médecin (mars 2007)

Entre franchise à l’acte, franchise sur chaque médicament, franchise annuelle, combien de Français aujourd’hui renoncent à se soigner ? Et combien sont ceux qui, utilisant le tiers-payant, ignorent encore que la Sécurité sociale va leur réclamer le remboursement de ces franchises … mais seulement après les élections présidentielles, le Ministre de la Santé ne voulant surtout pas que les avis de recouvrement arrivent avant.

17 Fraternité
« Dans les valeurs de la République, la fraternité n’est pas une valeur moins importante que les autres. C’est la plus importante de toutes. (…) Je veux remettre la fraternité au cœur de la politique. Ce n’est pas démodé. Ce n’est pas l’affaire de la société civile. Ce n’est pas seulement la préoccupation du monde associatif. Ce doit être le combat d’un Président de la République : la Fraternité !La fraternité pour moi c’est que les accidentés de la vie soient secourus. C’est que les malades puissent avoir une vie sociale normale, qu’ils puissent se loger, travailler, emprunter aux mêmes conditions que les autres avec s’il le faut une caution publique. C’est que le plein emploi soit atteint pour que tout le monde puisse travailler, puisse nourrir sa famille, élever ses enfants. C’est que celui qui travaille dur puisse se loger décemment.

Je rêve que le peuple français tout entier se lève pour que la fraternité ne soit plus seulement un mot gravé sur le fronton des mairies mais devienne une réalité entre les hommes et les femmes de notre pays. Je rêve qu’un jour tous les enfants dont les familles sont françaises depuis des générations, tous les enfants de rapatriés et de harkis, tous les enfants d’immigrés, tous les petits-enfants d’Italiens, de Polonais et de Républicains espagnols, tous les enfants catholiques, protestants, juifs ou musulmans puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que vous viviez dans une France où personne ne soit jugé sur la couleur de sa peau ou sur sa religion ou sur l’adresse de son quartier, mais sur la nature de son caractère. Je rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d’être Français, les mêmes rêves et les mêmes ambitions, qu’ils aient le sentiment de vivre dans le même pays avec les mêmes chances et les mêmes droits.

Je rêve d’une France où chacun trouve sa place, où les professeurs n’aient plus peur de leurs élèves, où les adultes n’aient plus peur des jeunes, où les jeunes n’aient plus peur de devenir adultes, où les parents n’aient plus peur que leurs enfants vivent moins bien qu’eux, où l’ouvrier ne vive plus dans la hantise des délocalisations, où la différence ne soit plus vécue comme un danger mais comme une richesse, où l’avenir ne soit plus une menace mais une promesse ».

Source

Discours Zénith (18/03/07)

Quel beau lyrisme affiché ! En réalité : stigmatisation des Roms, stigmatisation des immigrés, stigmatisation des jeunes de banlieue soupçonnés, a priori, d’être à la fois trafiquants de drogue, embrigadés dans des bandes et consommateurs de viande hallal. La fraternité a vraiment triomphé ! Les mangeurs de viande hallal et, pour faire bonne mesure, de viande casher sont à leur tour devenus des gens inquiétants ! Et, mauvais goût suprême, M. Sarkozy parlant tout récemment de « français d’apparence musulmane » !

18 Frontières de l’Europe
« Je veux une Europe qui ait une existence politique, et qui ait une identité, et par conséquent une Europe qui ait des frontières. Je veux une Europe où tous les pays du monde, fussent-ils démocratiques, n’aient pas vocation à entrer. La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa place à l’intérieur de l’Union Européenne. L’Europe sans frontière c’est la mort de la grande idée de l’Europe politique. L’Europe sans frontière c’est le risque de la voir condamnée à devenir une sous-région de l’ONU. Je ne l’accepte pas ».Source

Discours Strasbourg (21/02/07)

Si l’on se rappelle que les Hongrois sont des descendants des Huns et qu’Attila reste un prénom commun en Hongrie, on peut se demander en quoi les Turcs seraient moins européens que d’autres pays de l’Union européenne. Quant à la démocratie hongroise, revisitée par Orban, la mafio-démocratie bulgare, la balbutiante démocratie roumaine ou la théocrato-démocratie orthodoxe grecque, sont-elles vraiment moins républicaines, laïques et démocratiques que la Turquie laïque et républicaine? Elle qui a eu son Premier ministre femme 20 ans avant nous, a su renvoyer ses militaires dans leurs casernes et les fait comparaître maintenant devant ses tribunaux pour leurs menées factieuses ?

19 Garde d’enfants
« A la femme qui a du mal à concilier sa vie familiale et sa vie professionnelle, je propose un investissement massif dans le développement et la diversification des modes de garde.Il faut régler une fois pour toutes le problème de la garde des enfants de moins de trois ans. Je rendrai opposable devant les tribunaux le droit à une solution de garde pour tout enfant de moins de trois ans. Pour ces enfants, chaque famille recevra une allocation qu’elle pourra utiliser pour payer une place en crèche ou recourir à une assistante maternelle. Je veux que l’argent que l’Etat consacré aux crèches vous soit directement donné. C’est vous qui déciderez qu’à tel endroit on ouvre une crèche, et non pas l’Etat ou les communes. Il n’est pas normal qu’il soit si difficile d’ouvrir des crèches d’entreprise, des crèches associatives ou des crèches municipales alors que le besoin est si grand ».

Sources

Discours Agen (22/06/06)

Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)

Sur cette proposition, le bilan est rapide : triple 0. Rien n’a été fait, ni pour les crèches, ni pour les assistantes maternelles, ni pour une allocation versée directement aux familles. Quant au droit opposable, plus personne n’en a entendu parler. Cela valait sans doute mieux quand on pense à ce qu’aurait été, en pratique, un tel droit. Le temps qu’un tribunal ait fini de se prononcer, l’enfançon finirait déjà son cursus scolaire !

20 Golden Parachutes
« Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c’est contraire aux valeurs qui sont les miennes ».Source

Réunion publique Marseille (19/04/07)

Manifestement l’humour existe encore en politique !

Manifestement les valeurs qui sont les siennes ont une faible consistance : le seul golden parachute auquel il a été envisagé de s’opposer est celui concernant l’indemnité d’éviction d’Anne Lauvergeon, dont tout le monde sait que son renvoi n’avait rien à voir avec un échec de sa présidence. Mais avec un besoin compulsif de faire un cadeau à Henri Proglio !

Il n’y a pas l’ombre d’un texte qui ait été proposé au Parlement ni même à l’examen préalable du Conseil d’Etat.

21 Gratuité des musées
« Il faut répondre aux attentes de nos compatriotes par des chèques culture, des passeports culturels offrant un panel de spectacles et d’activités, des exonérations ciblées capables d’attirer les publics éloignés des pratiques culturelles comme, par exemple, la gratuité dans les musées ».Source

Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Tous ceux d’entre nous qui se présentent devant un musée qui dépend de l’Etat savent quel est le premier geste à faire : ouvrir son portefeuille et pas pour en sortir un chèque-culture ou un passeport culturel.

22 Handicap
« Je veux que nous ayons l’argent nécessaire pour mener de grandes politiques de solidarité. Je veux en citer trois plus particulièrement. La première concerne les personnes handicapées. Elles nous apprennent le courage et c’est pourquoi je veux absolument que nos enfants soient scolarisés dans les mêmes écoles que les enfants handicapés. Elles nous rappellent ce qui est vraiment important dans l’existence. Je veux rendre opposables devant les tribunaux un certain nombre de droits qui les concernent, notamment l’accès aux transports et aux bâtiments publics. Leur insertion dans le monde du travail sera pour moi une priorité et je leur ouvrirai les portes de l’enseignement supérieur. J’ai la conviction profonde que le handicap enrichit celui qui le côtoie. C’est pourquoi j’ai toujours pensé que la société avait le devoir de garantir aux personnes handicapées les mêmes conditions d’existence qu’aux personnes valides, et à ces dernières, la chance de pouvoir apprécier le courage et la volonté des personnes handicapées.A l’école, au travail, dans les loisirs : la place des personnes handicapées est au milieu des personnes valides, ni plus, ni moins. Je considère, d’abord, que l’Allocation Adulte Handicapé ne permet pas de vivre décemment, elle n’atteint même pas le seuil de pauvreté, et, au nom de la solidarité la plus élémentaire, je propose d’en revaloriser le montant de 25%. Je veux ensuite encourager et reconnaître le mérite des personnes handicapées qui décident de reprendre un emploi, en mettant en place un revenu de solidarité active, c’est-à-dire une allocation qui permette de toujours garantir un vrai supplément de revenu entre celui qui travaille et celui qui ne travaille pas.

Je suis choqué lorsque des entreprises préfèrent payer une amende plutôt que d’embaucher au moins 6% de personnes handicapées, et scandalisé que les administrations ne respectent pas le quota de 6%. J’ai moi-même quadruplé, en trois ans, le nombre de personnes handicapées employées par le Conseil général des Hauts-de-Seine. Je ferai tout pour que le seuil de 6% soit atteint. Pour les services de l’Etat, ce sera pour moi un impératif.

J’entends bien convaincre aussi les collectivités locales et les entreprises. Je veux favoriser l’accès des personnes handicapées aux établissements d’enseignement supérieur où elles sont beaucoup trop peu présentes. Cette égalité de droits, je veux d’ailleurs l’étendre à tous les domaines de la vie quotidienne. C’est pourquoi je veux rendre opposables devant les tribunaux les principes d’accessibilité des bâtiments publics et de scolarisation des enfants handicapés dans les établissements ordinaires.

Chaque collectivité doit assumer sa part de responsabilité et financer les éventuelles mises en conformité des bâtiments ou des moyens de transport relevant de ses compétences. S’agissant de la dépendance liée au handicap et au vieillissement, dont les coûts sont immenses et croissants, je propose la création d’une cinquième branche de la protection sociale : elle permettra d’assurer une prise en charge des situations de perte d’autonomie.

C’est pour la République un honneur et un devoir que d’accueillir et de soigner les étrangers dans les meilleures conditions possibles, en particulier les enfants et les adolescents. Je me suis toujours montré très attentif à ce que les personnes en situation de handicap nécessitant des soins, obtiennent un droit de séjour en France lorsqu’elles ne pouvaient pas bénéficier du traitement approprié dans leur pays d’origine. Je considère toutefois que ce séjour ne fait pas naître un droit à demeurer en France : sur ce sujet, je crois qu’il faut savoir faire preuve d’humanité, mais aussi de responsabilité ».

Sources

Page 60 – UMP – www.u-m-p.org/propositions/

Mon Projet

Interview Yanous Focus (avril 2007)

Un droit opposable de plus proposé et évidemment pas mis en œuvre : celui de l’accessibilité des bâtiments publics. Le problème n’est pas simple à résoudre mais un élu local, plusieurs fois ministre, ne pouvait en ignorer la complexité. Pourquoi alors faire une promesse dépourvue de sens ? Et pourquoi organiser les reports successifs de mise en conformité pour les bâtiments qui dépendent de l’Etat ?

L’accès à l’école : après un premier élan, combien de postes d’assistants de vie scolaire supprimés ?

Et combien de familles étrangères expulsées, malgré un enfant malade ou handicapé, vers un pays incapable, que ce soit le Kosovo ou le Liban, de lui apporter les soins de base ?

Un avantage a-t-il été accordé aux handicapés qui travaillent pour que leur revenu progresse par rapport à leur inactivité antérieure ? Non.

23 Heures supplémentaires
« Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt. En travaillant quatre heures de plus par semaine, un salarié rémunéré au Smic gagnera immédiatement 165 euros net de plus par mois ». 

Source

Mon Projet

L’objectif de cette proposition : permettre à un employeur de faire face à l’augmentation de sa charge en demandant à ses salariés des heures supplémentaires plutôt qu’en recrutant un salarié (par hypothèse chômeur) supplémentaire. Les heures supplémentaires exonérées en 2011 représentent 585.000 emplois ! Toutes n’auraient certainement pas donné lieu à des recrutements, mais on peut estimer qu’elles ont empêché 150.000 personnes d’accéder à un emploi durable.

L’avantage moyen (tout compris : salaire direct, exonération de cotisations salariales, exonération d’impôt sur le revenu) retiré par salarié ayant bénéficié d’heures exonérées est de 500 € pour l’année 2010. On est loin des 1656 € promis par mois !

24 Hôpital
« Je libérerai l’hôpital de la contrainte des 35 heures en permettant à tous ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de le faire.L’hôpital est en pleine transformation : nouvelle gouvernance, T2A. Nous devrons prendre le temps de l’évaluation de ces réformes. Je veux poser par avance plusieurs principes. D’une part, l’autonomie de l’hôpital et sa souplesse d’organisation. C’est le meilleur moyen pour que l’organisation sanitaire la plus adaptée aux populations desservies soit mise en place. D’autre part, la garantie du service public.

Il faut s’assurer que la mise en place des réformes respecte les missions propres de l’hôpital public que sont la recherche, la formation, les urgences et l’égalité d’accès aux soins sur le territoire. C’est dans ces conditions que nous pourrons aller vers une tarification commune entre public et privé.

Je veux lancer rapidement un grand débat sur les missions de l’hôpital. Il faut ramener l’hôpital à sa mission première, soigner les patients qui souffrent de pathologies médicales. Cela suppose de développer les services de long et moyen séjour pour les personnes en fin de vie, les personnes dépendantes. Le personnel qui le souhaite pourra faire des heures supplémentaires exonérées de charges. C’est comme cela que nous supprimerons les 35 heures à l’hôpital. Il faut également revoir la carte hospitalière. On ne pourra pas conserver en l’état tous les hôpitaux de France. Certains sont trop petits pour assurer des soins techniques dans des conditions de sécurité satisfaisantes, mais devront remplir d’autres missions. Quant aux infirmières, je fais mienne la question de la revalorisation de leur diplôme. Je veux offrir au personnel médical de meilleures possibilités de promotion sociale, notamment pour les infirmières qui veulent devenir médecins.

Je souhaite revoir la gouvernance des hôpitaux, en leur permettant, dans la ligne des réformes en cours, de se consacrer davantage à la politique médicale, de bénéficier d’une plus grande souplesse et d’une plus grande autonomie de gestion, et en même temps d’être évalués sur des résultats.

La création d’un conseil de surveillance et d’un directoire, deux organes distincts, permettrait de séparer les fonctions opérationnelles des fonctions de contrôle. Le directoire serait dépositaire de l’unité de commandement et de décision et mettrait en œuvre la politique hospitalière approuvée par le conseil de surveillance ».

 

Sources

Mon Projet

Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)

Interview Panorama du médecin (mars 2007)

Interview Femme Actuelle (26/03/07)

Les 35 heures existent toujours à l’hôpital, heureusement pour le personnel dont le travail s’effectue dans des conditions toujours plus difficiles. Mais les restrictions budgétaires font que les heures supplémentaires, accumulées dans les comptes d’épargne temps, ne sont pas payées et que les personnels risquent une vraie spoliation.

L’objectif de la convergence de la tarification entre hôpital public et hôpital privé se traduit par un déficit croissant de l’hôpital public et par des bénéfices croissants de l’hôpital privé. La tarification ne prend pas en effet en compte le vrai coût des obligations de service public, les urgences 24/24h, les non-assurés, les actes lourds, ….

En fait de plus grande autonomie, l’hôpital public est soumis à l’autorité bureaucratique d’un véritable « préfet » de la santé qui ne raisonne qu’en termes de ratios comptables et de restructuration. Tout ceci se fait au prix de milliers de suppressions de postes, de personnels soignants et de personnels administratifs de base, alors que les personnels de direction se protègent efficacement contre toute mesure de réduction de leurs effectifs. Si bien que l’hôpital public ressemble de plus en plus à une armée mexicaine !

25 Impôts
« Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser. Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus élevés que la moyenne de l’Union européenne à 15 ». 

De 2007 à 2011 les prélèvements obligatoires sont passés de 43,3 à 44,5 % du PIB.

Les ménages les plus favorisés, c’est-à-dire les 10% de l’ensemble des contribuables, ont reçu 18,5 milliards d’euros durant ce quinquennat, soit 54% des 34 milliards nets redistribués à l’ensemble des ménages. A l’inverse, 90% des ménages n’ont reçu que 46% des baisses d’impôts. N. Sarkozy accuse les collectivités territoriales, dirigées par la gauche, d’être responsables de cette augmentation alors qu’elles ne sont qu’à peine à l’origine de 20% de ces augmentations ; et pour l’essentiel, afin de compenser la disparition de la taxe professionnelle.

Par souci de clarté, exempt d’anti-sarkozysme primaire, voici quelques unes des taxes et hausses diverses parmi la cinquantaine instaurée en cinq ans :

 

Taxe sur les sodas et boissons sucrées.

Hausse du forfait social sur l’intéressement et la participation de 6 % à 8 %.

Hausse de la taxe sur les conventions d’assurance de 3,5 % à 7 %

Taxe de 3,5% sur les mutuelles de santé solidaires et responsables, auparavant exemptées

Hausse de la taxe sur le tabac et l’alcool.

Taxe de droit de timbre pour l’introduction d’une instance dans le cadre de la réforme de l’aide juridictionnelle.

Hausse du taux de forfait social sur l’épargne salariale de 4 % à 6 %

Hausse du forfait journalier hospitalier et du « forfait social ».

Hausse de la fiscalité sur les plus-values mobilières.

Taxe sur les assurances et mutuelles complémentaires santé pour participer aux frais générés par la grippe A.

Taxe sur le certificat d’immatriculation d’un véhicule neuf ou d’occasion.

Taxe sur les indemnités de mise à la retraite d’office.

Suppression de l’exonération de la taxe sur les accidents du travail et maladies professionnelles

 

26 Impôts sur les bénéfices
« Je demande un impôt sur les bénéfices des sociétés modulé. Plus cher pour ceux qui suppriment de l’emploi, moins élevé pour ceux qui gardent de l’emploi ». 

Source

Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

 

Evidemment, aucune modulation de ce type n’a été introduite dans le régime de l’impôt sur les sociétés

 

27 Indépendance et pluralisme de la presse
« Il est tout à tait légitime de poser la question du pluralisme des médias au regard de son importance pour le débat démocratique. Je constate qu’il existe des règles et des instances de contrôle qui s’assurent de ce pluralisme. Notre industrie des médias est menacée pour sa part par la révolution numérique et la mondialisation de la culture et de la communication Elle a donc besoin d’avoir des groupes solides qui la structurent. Par suite, la situation actuelle me semble satisfaisante dans ses grandes lignes, même si elle n’exclut pas des adaptations. Un rapport a été remis à ce sujet par Alain Lancelot en 2005. Il a ouvert des pistes. Je suis prêt à en reprendre certaines et ferai en sorte que la réflexion se poursuive. Je veux ajouter que je suis préoccupé par les difficultés actuelles de la presse écrite, alors que la qualité, la diversité et l’indépendance de celle-ci constituent des protections absolument déterminantes pour la liberté d’expression et la démocratie. J’entends donc soutenir, par tous les moyens possibles, le secteur de la presse écrite dans les efforts qu’il doit entreprendre pour sortir de la crise qu’il traverse ». 

Source

Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)

 

Bernard Arnault propriétaire des Echos, Serge Dassault propriétaire du Figaro, Le Monde pour lequel le candidat sortant a tout fait pour empêcher la prise de contrôle par P. Bergé, M. Pigasse et X. Niel, un directeur de Match et un directeur du JDD licenciés : le pluralisme fonctionne effectivement à plein régime. Si on y ajoute la nomination directe par l’Elysée des présidents des chaines publiques de télévision et de radio, sans oublier son intervention auprès de directeurs de programmes ou d’émissions, le tableau est complet !

 

28 Intermittents du spectacle
« Je mesure pleinement le rôle joué par les intermittents du spectacle, sans lesquels il n’y aurait pas de spectacle vivant, pas de créations cinématographiques, ou audiovisuelles. Il est normal qu’ils bénéficient d’un régime d’indemnisation du chômage particulier, qui est d’ailleurs unique dans le monde. Je suis favorable à une indemnisation généreuse qui permette à ceux qui décident de travaillerpour la culture de vivre convenablement quitte à leur demander en contrepartie de contribuer au développement de l’enseignement artistique et à la découverte par les jeunes des métiers de la culture.

Pour l’instant, un nouvel accord vient d’être signé. Je pense qu’il faut le laisser vivre et en faire le bilan dans quelques mois. Mais la vérité, c’est qu’un accord sera toujours insuffisant tant qu’il se fera dans un contexte de pénurie. Or, je suis convaincu que l’emploi culturel est plein de promesses, et qu’il compte parmi les secteurs les plus créateurs, potentiellement, de richesses et de croissance, en particulier du côté du cinéma et de l’audiovisuel. Je ferai tout pour le développement de l’emploi culturel ».

 

 

Source

Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

 

A part le soutien (terme qui reste flou à dessein) apporté à Luc Besson pour sa cité du cinéma, qui peut citer une initiative de N. Sarkozy pour le développement de l’emploi culturel ?

 

29 ISF
« Il n’y aura pas de suppression de l’ISF si je suis président de la République. Il est normal que ceux qui ont les plus gros patrimoines paient davantage. En revanche, je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné. Il faut faire revenir les patrimoines et créer une nouvelle génération de capitalistes familiaux, qui investissent dans les PME et au service de l’emploi. J’entends donc donner à ceux qui paient l’ISF la possibilité de déduire de cet impôt, par exemple jusqu’à 50 000 euros, à condition de l’investir dans les PME. Je veux que tous ceux qui ont des projets puissent les financer et pas seulement dans la high tech ou dans Internet ».

 

Source

Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

 

L’ISF existe toujours. Son seuil de déclenchement a été relevé à 1.300.000 € et son taux initialement fixé de 0,55 à 1,8% est passé de 0,25 à 0,50 %.

Le bouclier fiscal continue de s’appliquer en 2012 en même temps que l’abaissement du taux de l’ISF.

 

30 Islam
« Je pense qu’il n’y a pas eu un ministre de l’Intérieur qui ait fait davantage pour les musulmans de France que moi, en créant le CFCM, en indiquant qu’il n’y avait aucun amalgame à faire entre l’Islam et les extrémistes, en demandant pour les Musulmans le droit de prier non pas dans des caves et des garages, mais dans des mosquées, et en indiquant que l’Islam de France que je souhaite à la différence de l’Islam en France, que je ne souhaite pas.La place de l’islam doit être celle de toute religion dans une société laïque, qui garantit la liberté de conscience, de religion, de culte. La France doit rester le pays de la liberté de pensée et d’expression. Je garantirai le droit des musulmans à pratiquer leur culte de manière digne, mais aussi le respect de nos principes fondateurs : laïcité, liberté de conscience, égalité hommes/femmes ».

 

Sources

J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Interview Arabie (04/07)

 

On n’aura pas la cruauté de rappeler que N. Sarkozy n’a eu qu’à finaliser les négociations menées par J.P. Chevènement et P. Joxe. Lui au pouvoir, le CFCM est à peu près paralysé. Où sont les nouvelles mosquées dont les minarets seraient apparus dans le ciel de France depuis 2007 ? Les processions sur le parvis des nombreuses églises qui marquent notre paysage restent autorisées, ce qui est très bien ; mais dans le même temps, les prières de rue des musulmans, privés de mosquées, sont maintenant interdites. L’UOIF, assez radicale mais longtemps chouchou de N. Sarkozy qui aime les imams autant que les curés, est maintenant rejetée dans le soupçon généralisé à l’égard de l’Islam

 

31 Justice
« Je veillerai rigoureusement à l’indépendance de la justice, notamment en lui donnant les moyens nécessaires à sa mission. Mais la justice ne peut pas être un pouvoir à côté des autres, sans aucun contrôle, ni contre-pouvoir. Rendue en votre nom, elle doit vous rendre des comptes ».C’est pourquoi je veux que le Conseil supérieur de la magistrature soit composé majoritairement de non-magistrats, que vous puissiez le saisir si vous vous estimez victimes de la négligence ou de la faute d’un magistrat et que vous participiez aux jugements des affaires délictuelles les plus graves.

Enfin, je souhaite que notre pays progresse sur la voie des libertés. Plus aucun citoyen ne devra craindre d’être placé sans défense en prison comme cela s’est passé dans la terrible affaire d’Outreau. Je créerai une procédure d’habeas corpus, qui garantira que personne n’est envoyé, ni maintenu en prison sans qu’une juridiction collégiale statuant en audience publique ne se soit prononcée. Je veux également réformer en profondeur nos prisons pour qu’elles soient un lieu de préparation de la réinsertion, pas un lieu d’aggravation de la relégation ».

 

Source

Mon projet

 

Les moyens de la justice sont restés ce qu’ils étaient, avec toutes les aberrations de la réforme de la carte judiciaire, faite dans la précipitation et avec des favoritismes écmatants, avec les insuffisances criantes des greffes, avec une gestion des parquets d’une politisation sans précédent, à la fois dans son intensité et dans son absence de vergogne.

Les promesses d’indépendance de la justice sont ainsi restées lettres mortes (interventions dans les dossiers Bettencourt, Karachi,…), nominations des plus proches du pouvoir aux postes de responsabilités.

Les engagements en matière de protection des libertés individuelles sont restées lettres mortes. La garde à vue, dont le nombre a explosé, n’a évolué que sous la pression de la Cour européenne des droits de l’homme.

Les critiques constantes du comportement et des décisions des magistrats, le mépris affiché à leur égard (les petits pois…) sont constants et indignes d’un comportement présidentiel.

D’habeas corpus il n’en est plus question et on assiste à une surpopulation carcérale, constamment aggravée, malgré les nouvelles places de prison, dites partenariats publics-privés, alors qu’il s’agit seulement de privatisations lucratives pour leurs bénéficiaires.

Le discours sur les prisons, lieu de réinsertion, est donc lui aussi contredit dans sa réalité.

Nous assistons, enfin, à la continuité d’une vision exclusivement punitive de la sanction.

 

32 Laïcité et islam
« Je souhaite que la République soit une République des droits réels et pas virtuels. À quoi cela sert-il de dire à nos compatriotes musulmans qu’ils ont les mêmes droits que les autres, s’ils sont obligés de prier dans des caves ou des garages ? Les problèmes de terrorisme, on les a dans les caves et les garages. Pas à la Grande Mosquée de Lyon ou de Paris ! Je veux également couper l’islam de France des influences étrangères, qu’il s’agisse du financement des lieux de culte ou de la formation des imams. Enfin, je veux aider les élus locaux à pouvoir répondre aux demandes des communautés présentes dans leurs villes. (…)La loi de 1905 est un monument. Avant d’y toucher, il faut faire très attention. Le code des communes, en revanche, pourrait permettre un certain nombre d’aménagements ».

 

Source

Interview La Croix (04/04/07)

 

Les français musulmans savent aujourd’hui à quoi s’en tenir sur la réalité ou la virtualité de leurs droits. Dès lors qu’ils ne sont pas « d’apparence musulmane » et qu’ils ne s’approvisionnent pas dans une boucherie hallal, leurs droits sont tout à fait réels. Si, en plus, ils ont le bon goût de ne pas chercher leur mosquée, invisible puisque toujours pas construite, et de rester dans leur cave, cela sera parfait dans la République laïque qui souhaite se débarrasser des « pratiques ancestrales »

 

33 Langue Française
« Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française. Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la création, parce que c’est par la création que le Français rayonne.Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire français la langue de travail soit le

Français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue.

Je me battrai pour que, dans les instances européennes et à l’ONU, le Français continue d’être employé. Ce sera naturellement une obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales ».

 

Source

Discours Besançon (13/03/07)

 

La francophonie est une telle priorité qu’on a vu le ministre français des Affaires étrangères s’exprimer en anglais à l’ONU. Les moyens des instituts français à l’étranger ont été réduits de façon drastique. Des dizaines d’entre eux, en Europe comme ailleurs, ont été fermés.

 

34 Livret d’épargne civique
« Le bénévolat est une vraie richesse pour nos quartiers. Je veux le valoriser en créant un livret d’épargne civique qui donnera aux bénévoles des avantages concrets: stages de formation gratuits, points supplémentaires aux examens, cotisation pour la retraite ». 

 

Source

Page 75 – UMP – www.u-m-p.org/propositions/

Qui a vu la couleur de ce livret d’épargne civique ? Sommes-nous tous à ce point inciviques que nous ne l’avons pas mérité ?

35 Lutte contre la corruption
« Il est indispensable d’assurer le bon fonctionnement des administrations et des services judiciaires chargés de lutter contre la corruption. Il convient, en particulier, de renforcer la capacité des services enquêteurs. La formation spécialisée des magistrats, des enquêteurs et des experts doit constituer une autre priorité. Des moyens matériels suffisants doivent, en outre, être mis à leur disposition. C’est d’ailleurs pourquoi je veux renforcer la spécialisation des tribunaux et des magistrats. Enfin, au-delà de la répression, il faut renforcer la prévention en direction des opérateurs publics et privés qui peuvent être exposés aux risques de la corruption ». 

Source

Questionnaire Organisation -Transparence-International France (TI France – mars 2007)

 

Le livret que vient de faire paraître Antoine Peillon, « Ces 600 milliards qui manquent à la France » (Seuil) est particulièrement accusateur sur les signalements de trafic qui ne donnent

lieu à aucune suite, ni administrative ni judiciaire, et sur l’état de délabrement de la sous-direction spécialisée de la DCRI. Question posée par Antoine Peillon : quelle est la contrepartie ?

 

36 Lutte contre l’homophobie
« Comment peut-on faire pour lutter contre l’homophobie ? De deux façons. Par des sanctions immédiates et très sévères : la meilleure des préventions, c’est la certitude de la sanction. La dérision, le mépris à l’égard de l’homosexualité, c’est intolérable, de la même façon que les violences dites « culturelles » envers les femmes sont intolérables. Ma politique est simple : on ne peut rien tolérer en la matière. Rien. Ni une familiarité, ni une injure, ni une attitude. Je ne parle même pas des agressions. Deuxièmement, tout ce qui peut être fait à l’école pour expliquer que la différence est une richesse et pas un risque, je le favoriserai ». 

Source

Interview Têtu (04/07)

 

A combien de dérapages homophobes Christian Vanneste a-t-il eu droit avant que l’UMP ne fasse semblant de l’exclure ?

 

37 Mariage homosexuel
« Je veux que le mariage protège la filiation et le cadre naturel de la famille. Pour cette raison, je n’ouvrirai pas le mariage, ni l’adoption aux couples de même sexe ». 

Source

Discours Nantes (15/03/07)

 

Quand on cherche bien, on arrive à trouver une promesse qui a été tenue !

 

38 Ministère des Affaires financières
« Je souhaite changer radicalement la procédure budgétaire. Je ne veux plus que les administrations et les ministres aillent quémander chaque année le détail de leur budget à Bercy. Je veux qu’on leur donne une enveloppe et qu’on leur demande de s’y tenir. A côté du ministère de l’emploi, de la croissance et de la stratégie économique, je créerai un ministère des affaires financières chargé des comptes. Ce ministre sera le seul à débattre du projet de loi de finances, les ministres débattant de leur gestion au moment des lois de finances d’exécution ». 

Sources

Page 83 – UMP – www.u-m-p.org/propositions/

Conférence de presse (02/04/07)

 

Le ministère du Budget existait déjà puisque N. Sarkozy en a occupé le poste dans le gouvernement Balladur, ce qui lui avait permis d’augmenter la dette publique de 1.000 milliards de F en à peine 2 ans. Bel entraînement pour faire beaucoup mieux une fois élu président.

 

Les ministres courent toujours quémander à Bercy. Le ministère chargé de la stratégie économique et de l’emploi est redevenu le simple ministère de l’économie. Le ministère de l’emploi reste le simple ministère du travail.

 

39 Ministres
« Je crois qu’un pays de 64 millions d’habitants doit avoir un nombre restreint de ministères (limité à 15), mais des ministères rebâtis ». 

Source

Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

 

Le dernier gouvernement Fillon compte 24 Ministres et 8 Secrétaires d’Etat.

 

40 Ouvriers
« J’ai visité beaucoup d’usines, rencontré beaucoup d’ouvriers. Dans les usines on parle peu. Il y a beaucoup de pudeur chez les ouvriers. Il y a une culture ouvrière, une façon d’être des ouvriers, un rapport particulier des ouvriers à la vie et au travail. Je ne veux pas que cette culture ouvrière se perde. Je ne veux pas d’une France sans usine. Si les usines partaient, le reste partirait aussi. Les services aux entreprises partiraient. Le marketing, la finance, la recherche appliquée partiraient ». 

Sources

Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Page 91 – UMP – www.u-m-p.org/propositions/

 

« J’ai rencontré beaucoup d’ouvriers. ». Nous avons l’impression d’entendre le bon vieil antisémite français nous expliquer qu’il a un ami juif.

« Il y a beaucoup de pudeur chez les ouvriers » : comment mieux avouer son incapacité à parler avec eux, à avoir avec eux une conversation toute simple ?

41 Partage du travail
« Les 35 heures ont freiné les salaires et le pouvoir d’achat.Je propose de passer d’une logique du partage à une logique de création.

Je propose que celui qui veut travailler plus pour gagner davantage ait le droit de le faire parce qu’il ne sert à rien d’avoir plus de temps libre quand on n’arrive plus à boucler ses fins de mois ».

 

Source

Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

 

Effectivement, avec 1.200.000 chômeurs de plus en 5 ans et des heures supplémentaires exonérées de charges et donc dissuasives d’embauches, N. Sarkozy a renoncé au partage du travail

 

42 Patriotisme
« Je veux rendre à chaque jeune Français la fierté d’être Français. Cette fierté, je veux que nous l’offrions en partage à tous ceux qui veulent devenir Français, au lieu de les accueillir dans une France qui croirait si peu dans ses valeurs qu’elle ne se donnerait même plus la peine de les défendre.A la jeunesse française qui ne mesure pas toujours combien elle aurait à souffrir du déclin de la France je veux rappeler que la France est plus forte quand elle est unie, que la désunion des Français a toujours causé l’affaiblissement de la France, que lorsque la France est faible c’est chacun d’entre nous qui se trouve affaibli.

Aimer la France c’est rassembler les Français. Pour rassembler il faut aimer. Il faut ouvrir les bras. Il faut donner. On peut le faire si dans le même temps on ne renonce pas à ce que l’on est ».

 

Sources

Discours Zénith (18/03/07)

Page 94 – UMP – www.u-m-p.org/propositions/

 

La lecture de la presse étrangère, les réactions dans toute l’Europe au discours de Grenoble, le « Nicolas Le Pen » du Wall Street Journal témoignent de la foi de N. Sarkozy dans les valeurs de la France. Au lieu de rassembler, il n’a eu de cesse de cliver et d’exacerber les tensions, allant jusqu’à mettre les rituels alimentaires juifs et musulmans en accusation.

43 Pensée unique
« Je veux en finir avec le politiquement correct et avec la pensée unique, qui est le point de rencontre de tous les renoncements, de tous les sectarismes, de toutes les arrogances.Je veux en finir avec la pensée unique qui nous a mis dans la situation où nous sommes, qui s’est trompée sur tout, qui a échoué sur tout, qui a creusé les déficits, qui a augmenté le chômage, qui a fait exploser la pauvreté, l’exclusion, la précarité, qui a raté l’intégration, qui a laissé se développer les discriminations, qui a installé le communautarisme ».

 

Source

Discours Villebon-sur-Yvette (20/03/07)

 

Il faut croire que N. Sarkozy s’est lui-même enfoncé dans la pensée unique :

– les déficits et la dette sont à leurs sommets,

– le chômage a explosé,

– la précarité sous toutes ses formes, dans le logement et l’emploi, n’a cessé de progresser,

– la pauvreté progresse.
Et confirmation éclatante du succès de cette pensée unique : l’écart entre les plus hauts revenus et les autres n’a cessé de se creuser.

Ce ne sont pas des antisarkozystes patentés qui le susurrent, mais l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion, placé auprès du Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale, qui le démontre.

44 Plein emploi
« Le plein-emploi pour chacun, avec des emplois à temps complet correctement rémunérés, est possible dans notre pays, si nous acceptons l’idée que c’est en travaillant davantage que chacun pourra avoir une activité. Notre seul objectif est de le ramener sous la barre des 5%, vers le plein emploi.C’est possible si l’on rompt avec la politique de partage du travail. Au lieu de payer les Français à moins travailler (préretraites, dispense de recherche d’emploi, 35 heures), il faut les inciter à travailler plus. L’activité des uns crée le travail des autres ».

 

Source

Interview dans La Croix

 

N. Sarkozy a effectivement rompu avec une politique de partage du travail. Mais il a également rompu avec une politique de création d’emplois. Là où il prétendait arriver à un taux de chômage inférieur à 5%, il en est arrivé à 9,8%.

45 Proportionnelle
« Nous avons déjà connu dans notre histoire les conséquences dramatiques de l’instabilité gouvernementale.Nous ne pouvons pas y revenir. Mais nous devons réfléchir tous ensemble au moyen de permettre une représentation plus large des opinions et des sensibilités.

Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse ».

 

Source

Discours Bercy (29/04/07)

 

Le seul sous la Ve République qui ait tenté d’instiller la proportionnelle est François Mitterrand. A peine revenus au pouvoir, l’UMP et son ancêtre le RPR ont réinstallé le scrutin majoritaire. De façon très surprenante, ils ne se rappellent les bienfaits de la proportionnelle qu’en période pré-électorale, quand il s’agit de séduire quelques centristes ou extrémistes de droite.

46 Protection des sources journalistiques
« La protection des sources journalistiques est l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse. Or, le principe du secret des sources n’est actuellement mentionné que de manière indirecte dans notre droit, notamment par l’article 109 du code de procédure pénale. Je suis prêt à inscrire le droit de tous les journalistes à la protection de leurs sources dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et à étendre à leur domicile les garanties prévues pour les locaux d’une entreprise de presse ». 

Source

 

Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)

 

Fadettes, fadettes …. !

47 Protection sociale
« Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le souhaitent. Je veux enfin que chacun puisse prendre un congé rémunéré pour pouvoir s’occuper d’un proche en fin de vie.Pour donner réellement la priorité à l’emploi, il faut arrêter de le taxer toujours plus et de faire peser sur lui les dépenses, santé, retraite, dépendance, qui vont croître plus vite que l’économie au cours des années qui viennent. Je crois qu’il faut explorer d’autres pistes de financement. La fiscalité écologique ne représente aujourd’hui que 2,9% du PIB, je propose d’élever ce niveau à 5% en 5 ans.

 

Je souhaite que l’on réfléchisse à la manière dont les importations pourraient être mises à contribution pour financer notre protection sociale et alléger les charges pesant sur le travail. Il faut que nous en parlions avec nos partenaires de l’Union européenne ».

 

Sources

Mon Projet

Interview Panorama du médecin (mars 2007)

Discours St Etienne (09/11/06)

Page 106 – UMP – www.u-m-p.org/propositions/

 

La 5e branche n’existe toujours pas, sa création peut donc être à nouveau promise.
La fiscalité écologique n’a pas bougé et la taxe carbone a été conçue de manière tellement inéquitable que le Conseil constitutionnel a dû la retoquer.

La TVA a effectivement été augmentée et les charges sociales ont diminué. Mais lesquelles? Devinez ! Les charges patronales bien sûr, les ménages prenant à leur charge ce transfert.

48 Redevance télévisuelle
« Je ne suis pas pour l’augmentation de la redevance télé ». 

Source

Interview Télérama (14/02/07)

 

M. Copé aussi était contre l’augmentation de la redevance et avançait même « Il faudra me passer sur le corps pour l’augmenter ». La promesse de N. Sarkozy n’a pas été tenue et le corps de M. Copé a révélé toute son élasticité.

49 Réformes
« Je vous associerai au choix des réformes. Je crois que l’on prend de meilleures décisions si l’on prend le temps d’écouter ceux qui sont concernés sur le terrain, et que les réformes sont mieux appliquées si chacun a pu au préalable les comprendre et les accepter. 10% du corps électoral pourront demander au Parlement de se prononcer sur un texte de loi ».Source

Mon projet

 

Le droit de pétition législatif n’existe toujours pas et les Français ont refusé par millions la réforme des retraites qui pourtant leur est appliquée.

50 Relations entre les Etats
« Nous devrons rendre les relations entre les Etats plus transparentes. Il nous faut les débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent.Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés, notamment avec nos partenaires africains et arabes. Nous ne devons pas non plus nous contenter de la seule personnalisation de nos relations. Les relations entre des Etats modernes ne doivent pas seulement dépendre de la qualité des relations personnelles entre les chefs

d’Etat, mais d’un dialogue franc et objectif, d’une confrontation des exigences respectives, du respect des engagements pris et de la construction d’une communauté d’intérêts à long terme ».

 

Source

Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)

 

Les Takieddine, Bourgi et autres Djourhi peuvent témoigner de la disparition des émissaires officieux. Quant aux innombrables déplacements de week-end de Claude Guéant en Libye, en Syrie et ailleurs ils doivent faire partie du « fonctionnement normal des institutions diplomatiques ». Par ailleurs, Bernard-Henri Lévy plastronnant en ministre de la guerre contre la Libye sur le perron de l’Elysée doit lui aussi faire partie de la normalité diplomatique.

51 Soins (égalité d’accès)
« L’égalité d’accès aux soins est menacée par le manque de couverture complémentaire, l’inégale répartition des professionnels et des équipements sur le territoire, les inégalités entre établissements hospitaliers.Je propose de renforcer l’aide à l’acquisition d’une complémentaire (…). Nous devrons faire le bilan des incitations qui ont été créées pour favoriser l’installation des professionnels de santé dans les zones déficitaires et sans doute les renforcer. Je souhaite surtout permettre aux professionnels de santé d’améliorer leurs conditions de travail en favorisant la constitution de cabinets de groupe et en permettant à ceux qui le souhaitent de salarier un confrère. La question principale est de rompre avec l’isolement et l’épuisement des professionnels. Pour l’hôpital, nous ne devons pas renoncer à la réforme de la carte hospitalière. La sécurité des patients est une priorité absolue.

Mais la mise en réseau des hôpitaux locaux et des hôpitaux plus vastes permet de concilier la sécurité des patients, l’emploi local et l’égalité d’accès aux soins. Pour une totale sécurité dans la prise en charge, il faut concentrer les gestes techniques et dangereux sur les gros centres hospitaliers. Les hôpitaux locaux devront rester en activité et se consacrer aux soins de suite, à la médecine gériatrique, à la permanence des soins ou au long séjour ».

 

Sources(s)

Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)

 

 

L’accès aux soins s’est dégradé au cours de ces cinq dernières années en raison du renchérissement des consultations (secteur optionnel), du coût des soins et de la baisse des

remboursements ; ces facteurs réunis ont conduit nombre de nos concitoyens à renoncer à se soigner faute de ressources suffisantes.

L’inégalité devant la Santé est la pire des injustices.

52 Soins (optiques et dentaires)
« Je propose un meilleur remboursement par l’assurance-maladie des soins optiques et dentaires. Ces soins, indispensables à une vie digne et de qualité, sont aujourd’hui très mal remboursés ». 

Source

Interview Panorama du médecin (mars 2007)

 

Le montant de ces remboursements n’a pas bougé.

Mais les prix ayant augmenté, on constate que non seulement ces soins ne sont pas mieux pris en compte mais de plus sont moins bien remboursés.

53 Statut de pré-majorité
« Je propose de créer, pour les jeunes de 16 à 18 ans, un statut de pré-majorité, leur permettant, par exemple, de prendre des responsabilités dans la vie associative, dans des entreprises ou dans la vie civique ». 

Source

Interview Marie-Claire (avril 2007)

 

Cette idée de pré-majorité était plutôt intéressante. C’est sans doute pourquoi elle n’a pas reçu le plus petit début de concrétisation.

Pour ne citer que quelques exemples

de promesses trop vite oubliées

54 Capitalisme et Fiscalité
« Si je suis élu, je proposerai que la moralisation du capitalisme financier soit l’un des objectifs de la zone euro. Le capitalisme c’est la création de richesses pas la spéculation »Source

Discours de Corneilles-en-Parisis (6 mars 2007)

« Je crois dans la force créatrice du capitalisme (…) mais suis convaincu que le capitalisme ne peut pas survivre sans une éthique, sans le respect d’un certain nombre de valeurs spirituelles, de valeurs morales (…) Je n’accepte pas que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs »

Source

Discours de Besançon (13 mars 2007)

On ne peut être qu’attendri devant de tels propos, hautement humanistes, pronant une moralisation financière, en France certes, mais aussi en Europe…. avant d’avoir la prétention de l’appliquer peut être au reste du monde.

Or depuis 10 ans, et avec plus d’accuité encore durant ce quinquennat, une politique sans précédent de réduction des divers impôts directs a été menée au bénéfice des ménages les plus fortunés et des grandes entreprises.

En 10 ans, car n’oublions pas que la candidat sortant a été aussi Ministre des Finances auparavant, ces différentes baisses d’impôts directs dépassent 200 Mds€ dont plus de 120 Mds€ pour ces 5 dernières années.

Et pourtant, sans vergogne aucune, le candidat sortant se permet de faire la morale à l’opposition et de mettre en cause sa crédibilité, se permet de parler au nom de tous les français alors qu’il n’est que le représentant d’une caste, nouvelle aristocratie de l’argent.

La dette de l’Etat, qui atteint 1335 Mds€ fin 2011, aurait pû être ainsi jugulée dans son développement

L’affaiblissement des services publics de l’éducation, de la justice et de la sécurité aurait pû être évité sinon limité !

Ces chiffres ne réflètent qu’une triste vérité et sont vérifiables car provenant de documents parlementaires ou d’enquêtes INSEE. Leur véracité ne peut être contestée.

Ce propos ne traduit donc qu’un état objectif de la politique, arrogante dans son injustice, menée depuis trop longtemps par le candidat des riches.

55 Outre Mer (Guyane)
« Elle ( la Guyane ) a le choix entre une exploitation de l’or raisonnée, respectueuse des lois, de l’environnement et de la santé, et la prédation de ses ressources dans le pillage et l’anarchie.Je préfère la première solution. »

Source

Discours du 29 juin 2006 à Cayenne.

( le candidat sortant étant à l’époque Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire….en campagne pour 2007 )

Cela prêterait à sourire si la réalité n’était malheureusement toute autre.

A croire qu’il s’engageait, en fait, pour la 2eme solution.

Le pillage des ressources aurifères s’est en effet lourdement aggravé, l’extraction clandestine étant très largement supérieure à la production légale.

L’utilisation massive de mercure, comme mode opératoire, pollue gravement les rivières et les sols. Elle nuit déjà gravement à la santé des populations amérindiennes, vivant traditionnellement de pêche et de cueillette.

Cet orpaillage clandestin conduit de plus à une augmentation dramatique de la traite des femmes sur ces sites rudimentaires où sévissent la drogue, l’alcoolisme et une violence inouie. Rares sont les jeunes femmes, amenées de force des pays limitrophes et condamnées à se prostituer, qui survivent à cet enfer. Leur exécution sommaire étant de pratique courante.

56 Outre Mer (Continuité Territoriale)
« Le developpement économique ne peut se concevoir, dans le monde ouvert qui est le nôtre, sans que ne soit garantie la mobilité des personnes et des biens. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours pensé que la continuité territoriale entre l’outre mer et la métropole est une priorité majeure. Dire que l’outre mer c’est la France, ne doit pas rester « une parole en bouche ».Concrétement, pour moi, la baisse des tarifs est une nécessité. »

Source

Discours en Guadeloupe (23 mars 2007)

Cette priorité, reconnue comme majeure, n’a pas connu le plus petit début de mise en application.
Les vols aériens sont toujours aussi chers.
Leurs tarifs augmentent toujours scandaleusement en périodes de vacances scolaires.
Les dessertes aériennes sont toujours insuffisantes et ne prennent nullement en compte les besoins locaux.
Les mises en places de vols charters ou « low cost » sont toujours épisodiques ou anecdotiques.
En un mot, les Outre Mer restent toujours aussi éloignées de la Métropole.

Et le candidat sortant ne parle même plus de cette « priorité majeure » dans ses promesses de 2012 !

 

57 Respect
« Au fonctionnaire de police, au professeur, à l’agent hospitalier, au chauffeur de bus, au contrôleur de la SNCF qui se fait insulter, agresser, menacer, je dis que cette violence dont ils sont victimes est inacceptable, parce qu’ils ont droit à leur dignité et parce qu’à travers eux c’est à l’autorité de l’Etat qu’on porte atteinte, c’est la République qu’on offense » .Source
Discours de Cormeilles-en-Parisis (6 mars 2007)

Malheureusement, cette forte déclaration n’a pas dépassé le stade du vœu pieux.
Les incivilités, les violences aux personnes et les agressions caractérisées n’ont cessé d’augmenter en ville comme en milieu rural durant ce quinquennat malgré la cascade de lois émotionnelles, sitôt votées, sitôt oubliées.
On peut même remarquer que ces incivilités ont été pratiquées par le Chef de l’Etat lui-même de ses trop célèbres « Casse-toi, pauv’con » ou « Descends si t’es un homme » sans oublier les injures adressées à ses collaborateurs.

58 Suicide
« Si je suis élu Président de la République, je veux donner des moyens à la recherche, je veux spécialiser les services sur ces questions là et ceux qui sont malades de dépression ou de stress ou de mal être ou mal vivre, n’ont pas à être culpabilisés (…) Il faut faire un grand plan national pour aider ces millions de gens à vivre, c’est une question d’humanité ».Source
J’ai une question à vous poser (5 février 2007)

La réalité est que rien, strictement rien, n’a été fait en matière de lutte contre le suicide. Jamais même on n’a autant parlé du suicide en France à la Poste, chez France Telecom, chez Renault, au ministère du Travail. Le stress du travail, sans doute, mais aggravé par le stress social généralisé dans lequel nous ont plongé les politiques sarkozystes, de l’aggravation de la pauvreté à la mise en œuvre de l’austérité en passant par la dégradation du système de santé.

59 Liberté
A propos du tabac« (…) le risque d’avoir un cancer est multiplié par dix quand on fume, mais de plus, celui qui ne fume pas mais qui est à côté du fumeur peut l’attraper, cà ce n’est pas la liberté. Moi je suis pour que vous ayez plus de libertés, mais pas la liberté de vous tuer (…) ».

Source
J’ai une question à vous poser (5 février 2007)

A propos du logement

« Je propose (à propos des sans abris) que cette personne là, on lui donne à manger, on lui propose de la soigner, on lui permette de prendre une douche ou un bain, on lui montre la chambre ou le lit qu’on lui propose. Si elle n’en veut pas, elle s’en va, elle reprend la rue, c’est le respect de la dignité de la personne, de son autonomie, de sa liberté »

Source
Discours de Meaux (28 novembre 2008)

Curieuse façon de parler de liberté !
On aurait ainsi le droit de »choisir » de mourir de froid en hiver si les centres d’accueil ne vous conviennent pas pour de multiples raisons.
Mais la société vous interdirait de fumer car le cancer que le tabac induit peut être mortel.
Pour être honnête, il ne s’agit pas en la matière de promesses non tenues, mais simplement d’incohérences dans le raisonnement.
Mais rassurons-nous : sous le quinquennat sarkozyste, il est permis et de mourir d’un cancer du fumeur et de mourir de froid sur un trottoir

60 Allocations chômage
« Comme souvent en France, en matière de chômage ou en matière de minima sociaux, on indemnise chichement mais longtemps. Alors qu’il faudrait indemniser fortement, mais brièvement pour que chacun soit incité à reprendre rapidement un emploi ».Source
Discours de Nantes (15 mars 2007)

On ne sait s’il faut retenir de cette promesse que les montants doivent être augmentés ou bien que les durées doivent être diminuées ! En tout cas les durées moyennes de chômage n’ont cessé d’augmenter tout au long du quinquennat. Le nombre de chômeurs de longue et très longue durée a lui aussi augmenté : il y a aujourd’hui 1.640.000 chômeurs depuis plus d’un an ! Le sujet crucial serait donc plutôt celui de l’allongement des durées d’indemnisation pour éviter aux chômeurs de tomber dans ces « trappes à pauvreté » qui engloutissent tant de nos concitoyens.

Et le candidat sortant ne parle même plus de cette « priorité majeure » dans ses promesses de 2012 !

 

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